jeudi 24 novembre 2011

Tu sais pas ce que je viens d'apprendre ?

Je marchais tout à l'heure dans la rue, enfin, je boitais. Et une jeune fille derrière moi était au téléphone. J'ai ralenti le pas. Parce que je dois l'admettre, s'il y a une chose qui me fera toujours tripper c'est d'écouter une moitié de conversation, d'en imaginer l'autre, et de rire doucement de ce que les gens peuvent bien se raconter.

Voilà donc une partie de la conversation de ce soir :

"Tu sais pas ce que je viens d'apprendre"
Blanc
"Leila"
Gros blanc
...
Vraiment long... dramatiquement long.
"elle kiffe"
Oui bon la jeune fille devait avoir dans les 15 ans, nous lui pardonnons ce langage familier dû à l'émotion.
"mon pélo"
Gros blanc.

Ah ouais, pélo = mec en lyonnais pure souche (voire banlieusard un peu aussi).

"Je suis trop choquée"



Et là son interlocuteur s'est certainement confondu dans des façons de ne pas tomber dans le traumatisme quotidien d'apprendre que notre homme attire d'autres femmes, que d'autres femmes peuvent le trouver aussi bien (parfois mieux) que nous ne le trouvons nous même. Que dans le fond, elle devrait se sentir flattée. Mais vu l'attitude, je pense qu'elle va attendre la jeune Leila à la sortie de son cours d'anglais (parce que là, elle est assise "presque" devant lui, et qu'elle essaye de l'aguicher... ).

J'adore les drames quotidiens de nos adolescents, tellement plus réelles que les drames télévisuelles d'adultes feintant l'adolescence.


Sinon, côté miam-optimiste, j'ai essayé un resto ce midi, trop mimi, plutôt yummy, un peu mini (faut éviter d'amener les Monsieurs-ventre-sur-pattes), guimauve maison inclus : c'est le nouveau bébé lyonnais de la bloggeuse Guillemette

mercredi 23 novembre 2011

Poisse-land

Hier, c'était la journée de la poisse.
J'abuse un peu, mais voilà comment en quelques secondes ta vie peut basculer et ta journée ma foi très habituelle peut se transformer en journée de mer... credi !

Voilà l'action : Après avoir glandouillée gentillement toute la journée, avoir rangé notre chambre (argh), avoir rattrapé le linge, avoir nettoyé la cuisine... bref une journée de congés habituelle pour une femme-mère-idiote de service, je suis sortie en hâte pour récupérer Baby à la crèche. Je prends en passant le courrier. Ah j'ai reçu un mini-colis commandé pour un swap en cours, et je commence à regarder le tout petit élément commandé. C'est beau, le packaging est tout simplement adorable, et je suis contente. Je regarde alors la carte postale commandée par la même occasion, qui est dans un petit sachet accompagné d'une petite carte de visite et là... badaboom !

Je vous avez déjà dit que j'ai deux pieds gauche ? Deux pieds gauche, dans des sabots... avec un talon de 8cm (oui oui c'est ENORME pour moi). Deux pieds gauche sur un trottoir en travaux, avec des sabots talonnés de 8cm et qui regarde pas où j'allais, c'était inévitable.

Alors j'aimerai bien vous dire "tss c'est rien, je me suis relevée telle une princesse et j'ai continué mon chemin". Mais non. J'avais mal. Pytain, j'avais pytain de mal. Ca craint. J'ai donc boitée jusqu'à chez moi (à 50m ouf), j'ai appelé l'Homme pour qu'il aille chercher Baby à la crèche. J'ai levé mon pied. J'ai pleuré. Oui, j'ai pas honte, j'avais mal, j'ai pleuré, ça fait du bien.

Bref, la soirée était folklo, l'Homme a mis 4 briques pour refroidir la glacière autour de ma jambe, et les a scotché en place. Il a géré le bib du soir, le pyjama, le couché comme un chef (avec des conseils de ma part). Et pour le repas, j'ai invité un ami en lui disant "apporte à manger" c'est fort non ?

Ce matin, l'Homme s'est réveillé plus tôt, à géré le levé, le petit déj, a amené Baby à la crèche. Moi, j'ai dormi... tard. J'ai un peu mal, mais rien de grave, même si mes amis me conseillent les urgences... au lieu de quoi j'ai passé l'après midi au centre commercial, j'ai acheté une petite valisette trop belle pour ranger les affaires de dessin de Baby. J'ai acheté des bidules pour mes cheveux. J'ai acheté des bodies pour baby. Bref, je me suis fait plaisir, en trainant ma patte folle !

Mais vous voulez savoir ce qui me fait dire que c'est Poisse-land ? C'est pas le fait d'avoir un gros bleu à un genou, d'avoir un pied inutilisable ou d'avoir eu la honte de ma vie. Non la poisse c'est que ce joli petit objet bien emballé que j'avais commandé pour mon swap... ben je crois que je l'ai fait tombé en tombant, et je l'ai pas ramassé et quelqu'un l'a de toute évidence trouvé, parce qu'il n'y est plus. Je vais devoir recommander.

Bon, je ne broie pas du noir, parce qu'en fait c'est que du bon... y'avait un tit code pour avoir 20% de ristourne sur mon prochain commande dans le paquet !

mardi 22 novembre 2011

Les concours de Noel

On approche des fêtes, et en ce moment sur le blogosphère, les concours se reproduisent !

Je vais essayer de faire une recap' des concours auxquels je participe, cela me permet de partager l'info mais aussi de garder une trace <3

1/ Perle & Beauté : inscriptions avant le 30 novembre et cadeaux tout au long du mois de décembre !
http://www.pearlandbeauty.fr/?p=15085#comments

2/ Mademoiselle Futile : inscription avant le 27 novembre pour gagner un parfum Lolita Lempika
http://mademoisellefutile.wordpress.com/2011/11/18/concours-les-cadeaux-de-noel-mademoiselle-futile-lolita-lempicka/

3/ Maman on Bouge : gagner un bon d'achat de 50€ sur Amazon, inscription jusqu'au 28 novembre sur http://www.mamanonbouge.com/article-avec-amazon-jamais-decu-89065104.html

samedi 19 novembre 2011

Ma toute première réunion Tupperware !

Et non, je vous ai menti ! Pas de bol, ni de spatules pour moi aujourd'hui !

J'ai assisté à ma première réunion de vente à domicile, certes, mais c'était pour Brindilles, un site de produits pour bébés et mamans 100% nature ! Et la réunion avait pour but de nous présenter des jouets en bois à l'approche des fêtes de fin d'année. J'ai été conviée par une très charmante maman qui habite près de chez moi, maman d'une tribu de trois fiers et solides enfants. Finalement, nous n'étions que trois mamans, dont la maman-relais... donc on a pu bien s'imbiber des explications et nos loulous ont essayé les jouets !

Je pense que le plus dur dans ce sorte de réunion c'est d'attirer l'attention de nos interlocuteurs, mais ma foi, avec 3 furies et deux bébés dans la pièce, c'est pas chose aisée. Le mien le premier, du haut de ses 14 petits mois, il faisait son malin. Entre manger un bout de chaque biscuit et éteindre sans malice la multiprise permettant au téléphone de fonctionner, il était partout... Mais il a su me montrer ses talents de musicien sur le xylophone - 24,95€- ou avec les maracas - prix inconnu. Il a souhaité touché chaque brique de construction, pour mieux la jeter à terre. Il a voulu regarder les livres, sous l'oeil inquiet de la maman-relais. Il a voulu déménager l'atelier de bricolage de l'ainé de la maison. Bref, il s'est beaucoup amusé !

Et malgré la suractivité omniprésente, les mamans ont su échanger : sur les produits, sur l'utilisation des couches lavables, sur le fait d'être maman-relais... et maman à plein temps aussi !

C'est rigolo, moi qui refuse de me faire appeler "maman nature", finalement je me rends compte que j'en suis l'image parfaite, vu de loin : allaitement au sein (même si c'est terminé maintenant), couches lavables (sauf parfois), portage (sauf parfois), diversification menée par l'enfant... sauf quand il veut pas ! Du coup je me suis demandai ce qu'il me manquait pour m'habiller de cette appellation "mère nature". Certainement des lectures - Éducation Non-violente, Montesouri et autres consorts. Très certainement des consommations : produits de ménage ou cosmétiques faites-maison, compotes et confitures maison, chauffage au bois... bref je sais pas. Et on m'a parlé du coup d'une maman qui refusait que ses enfants soit habillés de vêtements qui ne soient pas "naturels"... Et voilà, c'est ce qu'il me manque : l'inflexibilité.




vendredi 18 novembre 2011

Le jour sans fin...

Voilà, les déplacements c'est toujours un peu la croix et la bannière je pense, pour les travailleurs sédentaires comme nous - fonctionnaires ou pas. L'organisation est quelque chose de précise, et on aimerait tous avoir une jolie secrétaire pour nous faire ça bien comme il faut (sinon on la vire !). Puis non, nous devons faire avec ce que nous avons. Pour ma part, j'ai un service complètement dysfonctionnel, et mon déplacement de mercredi en est le reflet total !

Nous savons depuis plus d'un mois que le 16 novembre, les volontaires sont attendus à Roubaix (ouaiiiis j'adore le Nord, mais je regrette de ne pas avoir pu plus en profiter cette fois-ci, et comme notre leitmotiv à mon collègue et moi est devenu "on ne nous y reprendra plus" je ne suis pas sure d'y retourner de si tôt).

Je pars en "congés" mercredi dernier, avec un tit mot à mon chef pour lui demander de me tenir au courant. Résultat, lundi soir, toujours aucune info et quand j'appelle le service personne ne sait... ou plutôt tous le monde me répond "c'est en cours"... mardi matin, j'apprends que je dois passer voir dédé pour avoir mon bon de transport... pour mardi soir. Okay, et que bien sur l'hébergement n'ayant pas pu être réservé, nous finissons dans un hôtel premier prix d'une chaîne très connue. Pas grave, je ne m'attendais pas à mieux. Départ fixé à 19h pour mon collègue et moi, les chefs ayant pris le train de 13h... euh...? Bref, j'ai pris les billets à la dernière seconde, normal, et hop c'est parti pour 3h de train, une nuit difficile (endormi vers 3h, réveillée par le voisin vers 6h).

La journée de merde. Désolée d'être vulgaire mais je me suis déplacée pour une journée de travail autour de l'incarcération des mineurs, et je me retrouve avec une propagande pour des procédures sytématisées et des discours des grosses légumes sans fin. Seule lumière dans tout cette obscurantisme serait une éclair de mon chef qui a remis en place un sous-directeur quelconque sur le travail des liens familiaux quand nous sommes responsables de pas mal de ruptures de liens familiaux justement ! On nous a dit tellement d'âneries, je ne saurais pas par où commencer, mais en exemple, quand on parle de la fermeture des quartiers de mineurs, de l'éloignement avec les familles, le sous-directeur a proposé la vidéo-conférence !

Bref, journée décevante, et retour en tégévé avec mon éternel collègue. Retour maison à 21h30, le lendemain de mon départ. Mon loulou dort. Mais je profite d'un réveil à 23h pour aller le câliner... sauf que loulou me vomit dessus.

Bon ça fait une bonne semaine qu'il est malade, alors c'est pas un tit vomit de rien du tout qui va m’inquiéter. Mais du coup, en l'amenant dans la salle de bain pour le changer, loulou se met à trembloter comme une feuille, une feuille dans une tempête tropicale. Pic de Fièvre. Bref, c'est une fois de trop, la pédiatre nous avait dit de l'amener aux Urgences. Pin-Pon-Pin-Pon nous voilà en partance pour l'hôpital pédiatrique.

Arrivés à minuit. Oscultation par l'infirmière de l'accueil, un suppo et on part s'enregistrer. Attente d'une heure en salle d'attente pendant qu'un interne fait trois ou quatre fois le tour de l'étage, à la recherche d'infirmières peut être. Voilà ce que j'ai pu observer du fonctionnement des urgences : ils attendent qu'il y a assez de petits malades pour remplir toutes les salles de consultation : puis chaque externe vient chercher son patient. Oscultation par l'externe qui prends des notes, joue avec le bébé, fait style médecin dans Dr House, puis dit "je vais voir avec la pédiatre, je reviens". Elle revient une demi-heure plus tard avec une interne en 4ème année. O_o L'interne pose des questions, regarde le carnet de santé, essaye d'épater la galerie en demandant à l'externe "que manque-t-il ici?" sur la page des vaccins... euh ... euh ... "Tu vois bien, il manque le vaccin contre la Rougeole !" Fierté mal caché de l'interne. "Ben non, y'a le Priorix" Dit avec inquiètude l'externe. "Ben oui, c'est le Priorix" dit avec agacement la Maman. "Ah ben je connais pas les noms commerciaux" dit avec dédain l'interne !
Une fois l'interne ayant osculté le petit loup, elle nous explique qu'elles savent pas encore si elles vont préscrire un bilan sanguin "ou attendre 48h voir ce que ça donne"... ben vi, il est seulement déjà malade depuis 72h, autant attendre encore un peu non ?? Elles repartent en promettant de revenir vite, après avoir pris l'avis du pédiatre.

Avis du pédiatre étant de toute évidence prise de sang, on voit débarquer deux infirmières. Prise de sang avec cathéter ... étrange, glauque et un brin inquiétant... mon loulou il lui reste des traces, elle lui a niqué la veine ! Poche d'urine... et re-attente. Pendant deux heures avant d'avoir comme résultat "ben c'est limite". Limite ils savent pas quoi. Donc pour éliminé le pneumopathie, on fait une radio des poumons de mon petit bonhomme. Là il est 3h30 et il est tout HS, il a pas réussi à dormir du tout. Maman elle est passé en mode zombie, le laissant courir dans les couloirs, et Papa dort assis dans la salle d'attente.
Pas de diagnostic clair, ils nous font partir avec une ordonnance pour un anti-vomitif. Non sans nous rappeler le lendemain pour dire que c'est soit une bactérie, soit un virus, soit une contamination du sang, et donc en cas de forte fièvre, il faudra y retourner.

Je me suis endormi à 5h. Réveil eau à 7h pour bébé et 10h réveil total.

Je ne ferais plus de déplacements. On ne m'y reprendra plus !