vendredi 18 novembre 2011

Le jour sans fin...

Voilà, les déplacements c'est toujours un peu la croix et la bannière je pense, pour les travailleurs sédentaires comme nous - fonctionnaires ou pas. L'organisation est quelque chose de précise, et on aimerait tous avoir une jolie secrétaire pour nous faire ça bien comme il faut (sinon on la vire !). Puis non, nous devons faire avec ce que nous avons. Pour ma part, j'ai un service complètement dysfonctionnel, et mon déplacement de mercredi en est le reflet total !

Nous savons depuis plus d'un mois que le 16 novembre, les volontaires sont attendus à Roubaix (ouaiiiis j'adore le Nord, mais je regrette de ne pas avoir pu plus en profiter cette fois-ci, et comme notre leitmotiv à mon collègue et moi est devenu "on ne nous y reprendra plus" je ne suis pas sure d'y retourner de si tôt).

Je pars en "congés" mercredi dernier, avec un tit mot à mon chef pour lui demander de me tenir au courant. Résultat, lundi soir, toujours aucune info et quand j'appelle le service personne ne sait... ou plutôt tous le monde me répond "c'est en cours"... mardi matin, j'apprends que je dois passer voir dédé pour avoir mon bon de transport... pour mardi soir. Okay, et que bien sur l'hébergement n'ayant pas pu être réservé, nous finissons dans un hôtel premier prix d'une chaîne très connue. Pas grave, je ne m'attendais pas à mieux. Départ fixé à 19h pour mon collègue et moi, les chefs ayant pris le train de 13h... euh...? Bref, j'ai pris les billets à la dernière seconde, normal, et hop c'est parti pour 3h de train, une nuit difficile (endormi vers 3h, réveillée par le voisin vers 6h).

La journée de merde. Désolée d'être vulgaire mais je me suis déplacée pour une journée de travail autour de l'incarcération des mineurs, et je me retrouve avec une propagande pour des procédures sytématisées et des discours des grosses légumes sans fin. Seule lumière dans tout cette obscurantisme serait une éclair de mon chef qui a remis en place un sous-directeur quelconque sur le travail des liens familiaux quand nous sommes responsables de pas mal de ruptures de liens familiaux justement ! On nous a dit tellement d'âneries, je ne saurais pas par où commencer, mais en exemple, quand on parle de la fermeture des quartiers de mineurs, de l'éloignement avec les familles, le sous-directeur a proposé la vidéo-conférence !

Bref, journée décevante, et retour en tégévé avec mon éternel collègue. Retour maison à 21h30, le lendemain de mon départ. Mon loulou dort. Mais je profite d'un réveil à 23h pour aller le câliner... sauf que loulou me vomit dessus.

Bon ça fait une bonne semaine qu'il est malade, alors c'est pas un tit vomit de rien du tout qui va m’inquiéter. Mais du coup, en l'amenant dans la salle de bain pour le changer, loulou se met à trembloter comme une feuille, une feuille dans une tempête tropicale. Pic de Fièvre. Bref, c'est une fois de trop, la pédiatre nous avait dit de l'amener aux Urgences. Pin-Pon-Pin-Pon nous voilà en partance pour l'hôpital pédiatrique.

Arrivés à minuit. Oscultation par l'infirmière de l'accueil, un suppo et on part s'enregistrer. Attente d'une heure en salle d'attente pendant qu'un interne fait trois ou quatre fois le tour de l'étage, à la recherche d'infirmières peut être. Voilà ce que j'ai pu observer du fonctionnement des urgences : ils attendent qu'il y a assez de petits malades pour remplir toutes les salles de consultation : puis chaque externe vient chercher son patient. Oscultation par l'externe qui prends des notes, joue avec le bébé, fait style médecin dans Dr House, puis dit "je vais voir avec la pédiatre, je reviens". Elle revient une demi-heure plus tard avec une interne en 4ème année. O_o L'interne pose des questions, regarde le carnet de santé, essaye d'épater la galerie en demandant à l'externe "que manque-t-il ici?" sur la page des vaccins... euh ... euh ... "Tu vois bien, il manque le vaccin contre la Rougeole !" Fierté mal caché de l'interne. "Ben non, y'a le Priorix" Dit avec inquiètude l'externe. "Ben oui, c'est le Priorix" dit avec agacement la Maman. "Ah ben je connais pas les noms commerciaux" dit avec dédain l'interne !
Une fois l'interne ayant osculté le petit loup, elle nous explique qu'elles savent pas encore si elles vont préscrire un bilan sanguin "ou attendre 48h voir ce que ça donne"... ben vi, il est seulement déjà malade depuis 72h, autant attendre encore un peu non ?? Elles repartent en promettant de revenir vite, après avoir pris l'avis du pédiatre.

Avis du pédiatre étant de toute évidence prise de sang, on voit débarquer deux infirmières. Prise de sang avec cathéter ... étrange, glauque et un brin inquiétant... mon loulou il lui reste des traces, elle lui a niqué la veine ! Poche d'urine... et re-attente. Pendant deux heures avant d'avoir comme résultat "ben c'est limite". Limite ils savent pas quoi. Donc pour éliminé le pneumopathie, on fait une radio des poumons de mon petit bonhomme. Là il est 3h30 et il est tout HS, il a pas réussi à dormir du tout. Maman elle est passé en mode zombie, le laissant courir dans les couloirs, et Papa dort assis dans la salle d'attente.
Pas de diagnostic clair, ils nous font partir avec une ordonnance pour un anti-vomitif. Non sans nous rappeler le lendemain pour dire que c'est soit une bactérie, soit un virus, soit une contamination du sang, et donc en cas de forte fièvre, il faudra y retourner.

Je me suis endormi à 5h. Réveil eau à 7h pour bébé et 10h réveil total.

Je ne ferais plus de déplacements. On ne m'y reprendra plus !

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